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Réunion – Événement
Choisir l’industrie, c’est partir “tranquille” dans la vie
Sur le thème “Agir pour une industrie d’avenir”, la semaine de l’industrie a permis de donner à voir le meilleur du secteur en termes d’innovation, de transition écologique, d’économie circulaire, de mixité… Une fois n’est pas coutume, c’est dans l’Est qu’a été donné le coup d’envoi de cette 11ᵉ édition.
Depuis 2011, l’opération portes ouvertes offre aux collégiens, lycéens, apprentis et demandeurs d’emploi de découvrir qu’est réellement l’industrie : un secteur dynamique et innovant au bénéfice de tous, en économie notamment, et des métiers qui répondent aux aspirations et besoins de chacun. Durant une semaine, pas moins de 60 créneaux de visites ont été ouverts sur 14 sites de production de La Réunion, pour changer les regards sur le secteur industriel et ses métiers.
“Une opportunité qui devrait être offerte toute l’année” a rappelé Michel Dijoux. Lors de son allocution à la tribune, le président de l’ADIR a également réaffirmé sa volonté de nouer partenariat avec le rectorat, afin d’ouvrir les portes des entreprises industrielles aux écoliers réunionnais.
Un secteur pourvoyeur d’emplois
Comme de tradition, le coup d’envoi de la manifestation a été donné en présence d’élèves, ici au centre professionnel de Bénédictins, de l’IREP, bac et BTS maintenance des systèmes de production.
“Les jeunes réunionnais ne doivent pas passer à côté de ces opportunités”, a martelé Pascal Plante, conseiller régional. En écho à cette ambition, Angélique Goodall, directrice régionale de Pôle Emploi Réunion, a rappelé que “6 jeunes sur 10 ayant découvert l’industrie accèdent à un emploi dans les 6 mois suivant leur inscription à Pôle Emploi”. Une récente enquête de l’établissement public a confirmé les besoins en termes de main d’œuvre : 41 % des entreprises réunionnaises déclaraient des besoins en recrutement (soit 2500 postes à pourvoir). 40 % de ces dernières œuvrent dans le secteur de l’industrie agro-alimentaire.
Soutenir les ambitions industrielles
Au-delà de la formation et de l’emploi, le secteur industriel revêt des enjeux de production, d’indépendance et de souveraineté. Octroi de mer, accompagnements aux labellisations ISO et RSE, gages d’éco compétitivité, valorisation foncière des zones industrielles, etc. … L’industrie réunionnaise se transforme, innove, s’implique, recrute, crée de l’emploi, forme, passionne… Tous les acteurs invités à la tribune pour rappeler leur attachement commun, résumé par le préfet de La Réunion, Jérôme Filippini :
“Tout faire pour que nos emplois industriels ne disparaissent pas”.
Pour rappel, l’industrie réunionnaise, ce sont 18.000 salariés opérant dans 4.130 entreprises.
À la conquête industrielle de l’Est
Le lancement de la semaine de l’industrie est une occasion de “faire toucher du doigt ce que l’on peut réaliser à La Réunion”, au travers d’une traditionnelle visite d’entreprise.
L’une des (et non pas des) pas coutume, c’est dans l’Est de l’île que s’est porté le choix des co-organisateurs de la manifestation, pour illustrer les espoirs du “Territoire industriel” récemment lancé. Benne Bourbon, société spécialisée dans la tôlerie et la chaudronnerie industrielle et légèreté, cristallise pour sa part l’essentiel des enjeux et ambitions des élus de la CIREST et plus largement. Créée en 1987 par Patrick Caly Simbou, l’entreprise bénédictine spécialisée dans la confection de bennes, compte aujourd’hui une vingtaine de collaborateurs réalisant en moyenne 200 équipements sur-mesure et standard, et emploie 12 salariés. Depuis 7 ans, elle est dirigée par Emmanuel Caly Simbou, fils du fondateur.
“Il faut savoir que notre savoir-faire industriel local ne se limite pas à l’emballage, on est sur du savoir-faire de métallurgie pure, sur des produits techniques qui sont même demandés en métropole”, a insisté Jérôme Filippini. Un exemple inspirant pour les jeunes présents ce jour, particulièrement attentifs aux démonstrations de soudure et aux essais.
Des bennes sur-mesure
Des bennes fabriquées à La Réunion, c’est ce que propose la société Benne Bourbon, située à Saint-Benoît. Créée il y a 6 ans par un père et son fils, l’entreprise a pour politique de favoriser la production locale. Portrait.
Pour son dernier numéro de l’année, le magazine péi Les Nouveaux Défis propose un best of des reportages diffusés en 2021. L’occasion de (re)découvrir l’entreprise Benne Bourbon, installée à Saint-Benoît. Spécialisée dans la fabrication et la rénovation de bennes, la société familiale a été fondée en 2015. À sa tête, on retrouve Emmanuel Caly-Simbou, qui après un séjour en métropole, est revenu sur l’île pour reprendre l’affaire fondée par son père, Patrick Caly-Simbou. Riche de ses 30 ans d’expérience dans la fabrication et le dépannage de bennes, le fondateur a transmis à son fils un savoir-faire familial précieux.
“On est l’un des rares fabricants de bennes à La Réunion capables de proposer du sur-mesure”, explique Emmanuel.
“Il est important que l’on montre aux clients qu’on maîtrise la fabrication de bennes à La Réunion et les inciter à faire marcher notre économie au lieu d’importer”, ajoute-t-il.
Très attaché à cette politique, le fondateur est fier de préciser que Benne Bourbon a obtenu le label Nou la Fé en mars dernier. Malgré les mesures sanitaires et la hausse du prix de l’acier, la dizaine d’employés de Benne Bourbon travaille à une cadence soutenue. En 2019, 100 bennes sont sorties des ateliers de la société locale. En 2020, ce chiffre a grimpé à 150 et les ventes de 2021 s’annoncent déjà supérieures.